Avant hier, je parlais du cas Flash / Adobe à propos de la compatibilité du plug-in sur les différents navigateurs et au sujet de la question des logiciels
propriétaires.
Aujourd'hui le sujet est très proche puisqu'il concerne un enjeux stratégique: la vidéo sur internet.
On a pu lire dernièrement beaucoup de sujets concernant les deux problématiques cependant, à mon sens, peu abordent leur imbrication. Ces deux sujets sont en effet
intimements liés car le plug-in Flash ne sert pas seulement à lire des animations sur des sites web, mais également à lire de la vidéo. Il y a peu de temps encore, Youtube diffusait sur sa
plateforme les vidéos grâce à un lecteur Flash. Aujourd'hui, Google s'est engagé à convertir la majorité des vidéos disponible sur sa plateforme de partage en ligne au format WebM. Mais quel est
donc ce nouveau format?
Comme cela est annoncé sur le site internet dédié WebM (http://www.webmproject.org/), il s'agit d'un "open web media project" principalement porté par Mozilla,
Opera et Google ayant pour objectif de travailler à un nouveau format vidéo. L'intérêt de ce nouveau format vidéo est sa compatibilité avec les pages web HTML; ainsi, nul besoin d'avoir recours à
un lecteur extérieur! Il devient ainsi possible de lire les vidéos sur des plateformes de partage, sans pour autant avoir installé de lecteur Flash, le préalable nécessaire étant la conversion au
format webM des vidéos bien entendu. La vidéo est grâce à ce format, directement intégrée à la page HTML.
Jusqu'à présent, pour pouvoir décoder les vidéos intégrées aux pages web, les navigateurs se heurtaient à la difficulté du format. Il existe en effet deux formats
différents; d'une part le Ogg-Theora qui est un format libre et ouvert (utilisé et soutenu par Mozilla, éditeur de Firefox), et d'autre part, le format H.264, dont j'ai parlé il y a quelques
jours, qui est quant à lui gratuit mais uniquement pour les utilisateurs et non pour les éditeurs. Le H.264 est jusqu'à présent utilisé par ceux qui acceptent de payer pour l'intégrer à leur
navigateur, sans étonnement, il s'agit de Microsoft Internet Explorer, Google Chrome et Apple Safari. Seuls les extrémistes du libre, Mozilla Firefox et Opera ont refusé l'intégration, et donc le
paiement de ce format dans leur navigation.
Désormais, avec le lancement du projet WebM avec Google, Opera et Mozilla, un nouveau monde va s'ouvrir pour la vidéo. Le codec VP8 dont Google est propriétaire
depuis l'an dernier, est réputé pour être plus efficace que Ogg-Theora. Outre le fait que ce codec va servir de base au développement du projet WebM, l'important est surtout que son code devrait
bientôt être diffusé gratuitement par son propriétaire, Google. Comme je l'avais annoncé il y a quelque jours, la diffusion du code entraîne davantage d'innovation que de copie ce qui ne peut
qu'avoir une influence positive pour la future évolution du web.
Il s’agit bien entedu d’Adobe Flash Player, la technologie capable de magie
appartenant au groupe Macromedia depuis 2005… Et à ce sujet, les positions ne sont pas tranchées. Deux firmes sont devenus concurrentes alors qu’à l’origine, rien ne les rassemblait. L’une,
constructeur d’ordinateur aimant se démarquer, et l’autre créatrice d’un moteur de recherche sans pareil.
Il
y a quelque temps, Google s’était engagé en faveur du HTML 5 ce qui potentiellement l’écartait du recours à la technologie Flash. Ce language web permet en effet la lecture de vidéos et
d’animations, créant de fait un double emploi avec la technologie Flash.
Pourtant, il semblerait que dernièrement , avec la diffusion du navigateur Google Chrome, Google aie fait le choix
d’utiliser le Flash. En effet, Linus Upson, directeur du développement chez Google, a annoncé sur son blog officiel, T
Steve Jobs a annoncé jeudi 29 avril
dans une lettre ouverte qu’elle continuerait à se refuser à intégrer Flash a son téléphone superstar, l’Iphone. Les discours sont nombreux sur le sujet puisqu’une grande partie des développeurs
dénoncent les problèmes liés à Flash ainsi que le fait d’être contraint à l’utilisation d’une technologie unique et fermée.
On pourrait en effet qualifier ainsi l’empire fondé par Rupert Murdoch. De l’Australie, à l’Asie (dont James est responsable avec la zone Europe), au Royaume-Uni en passant par les
Etats-Unis, il n’y avait guère que le Proche-Orient où le magnat n’avait pas d’implantation franche.